La maire de Paris et candidate du PS à la présidentielle, Anne Hidalgo, lors d’un meeting de campagne, à Perpignan, en décembre 2021. La maire de Paris et candidate du PS à la présidentielle, Anne Hidalgo, lors d’un meeting de campagne, à Perpignan, en décembre 2021.

Ce jeudi 13 janvier est un grand jour pour Anne Hidalgo. Vers 11 h 30, à Paris, dans un lieu culturel à la mode près de la gare de Lyon, la candidate socialiste à l’élection présidentielle devait dévoiler son projet. Elle en parle depuis des semaines, le polit comme le joyau de sa candidature. L’arme fatale qui pourrait, elle l’espère, renverser la campagne face à ses adversaires à gauche. Ce programme, c’est aussi sa dernière munition.

Pas de chance, le même jour, les enseignants, en grève, se mobilisent dans la France entière, et l’officialisation de ce fameux projet pourrait passer à la trappe médiatique. Mais la candidate n’a pas voulu décaler l’événement.

L’intégralité de ses 70 propositions s’articule autour de trois axes : le travail, la mutation écologique et les réformes institutionnelles. Un programme social-démocrate classique, résolument de gauche, à distance d’une radicalité écologiste et d’un « en même temps » macronien. Un projet sérieux, mais qui manque peut-être d’une audace et d’une mesure spectaculaire à même d’impulser l’ultime regain d’une candidate qui n’a pourtant plus grand-chose à perdre.

Besoin de sang neuf

Parmi les mesures, on note l’augmentation du smic de 15 %, la création d’un grand ministère de l’environnement et de l’économie, l’institutionnalisation d’un référendum d’initiative citoyenne ou l’octroi d’un chèque de 5 000 euros pour les Françaises et les Français de 18 ans.

Doper le SMIC de 15 %, un ministère « du climat et de l’économie » : Article réservé à nos abonnés les grandes mesures du programme d’Anne Hidalgo consultées par « Le Monde »

La maire de Paris entend surtout muscler le service après-vente. Pour populariser son projet, le traduire en slogans audibles et imprimables, elle a décidé de réajuster son équipe de campagne. Mardi 11 janvier, elle a ainsi présidé un nouveau conseil politique. Elle a beaucoup remercié son « équipe de France des maires et des élus », qui anime sa campagne depuis quatre mois. Mais rendre hommage avec effusion n’est jamais bon signe. Elle leur a surtout expliqué qu’elle avait besoin de sang neuf.

La candidate a donc accueilli une dizaine de renforts. Dont l’ancienne ministre écologiste Emmanuelle Cosse, l’ancien député du Val-de-Marne Luc Carvounas, ou les membres du Parti socialiste (PS) Rachid Temal, Patrick Mennucci, qui fut directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal en 2007, Hélène Geoffroy et Philippe Doucet. Ces quatre derniers présentent la particularité d’être des opposants déclarés à Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, absent de la réunion, qui n’a pas trop bien pris la chose. Les historiques de l’équipe de campagne non plus.

Une candidature qui stagne désespérément

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Anne Hidalgo officialise son programme présidentiel dans un contexte de tensions internes – Le Monde
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