Dénis Cieslik, “ami” d’Eric Zemmour, candidat aux législatives dans la 6e circonscription des Alpes-Maritimes – Nice matin

Plusieurs nuances de bleu au cœur de cette 6e circonscription. Un bastion historique de droite qui se déploie de Villeneuve-Loubet à Saint-Laurent-du-Var en passant par Cagnes-sur-Mer et La Colle-sur-Loup.

Après l’investiture Les Républicains (LR) de Laurence Trastour-Isnart, celle “bleu Marine” de Bryan Masson, le secteur vire encore un peu plus à droite toute. Avec à la barre de Reconquête! – parti d’Éric Zemmour –, Dénis Cieslik.

L’ancien responsable des parrainages à Paris pour le candidat à la présidentielle (7,07% des voix) et porte-parole du parti se lance dans la campagne locale. Ce haut fonctionnaire dans la fonction hospitalière met en avant “son engagement et ses convictions politiques anciennes”.

Celui qui avait choisi François Fillon en 2017 lors du scrutin présidentiel s’est “toujours dit que si Éric Zemmour se présentait, [il] voulait en être”.

Connaissant Sarah Knafo, conseillère et compagne d’Éric Zemmour, s’est ainsi que Dénis Cieslik a embarqué dans l’aventure nationale.

Pour le tout nouveau candidat, le choix du secteur du bassin cagnois est clair. “Les Alpes-Maritimes en général et la circonscription de Cagnes en particulier représentent exactement les raisons pour lesquelles se bat Éric Zemmour. L’immigration en tête. Il a considéré qu’il fallait envoyer des gens de valeurs. Il sait que je donne tout, que je suis un bourreau de travail et que j’ai le contact facile”, appui celui qui considère Éric Zemmour comme “un ami”.

Parachutage: “J’assume”

Un parachutage en bonne et due forme? “J’assume. J’assume tout. Vaut mieux quelqu’un de profondément sincère dans son engagement qui va tout faire pour défendre les intérêts des Maralpins à l’Assemblée, que quelqu’un implanté localement et qui ne se préoccupe pas des intérêts des citoyens.”

Et de tacler: “Et sur cette question, je n’ai pas de leçons à recevoir, notamment du Rassemblement national, expert du parachutage”.

Sur cette sixième circonscription, le candidat RN, Bryan Masson, également conseiller municipal d’opposition à Saint-Laurent-du-Var, est ancré sur le territoire depuis déjà quelques années…

La Cagnoise Josiane Piret suppléante

Pour Dénis Cieslik, qui souhaite s’installer à Cagnes-sur-Mer, la caution locale s’appelle Josiane Piret. L’ex première adjointe de Louis Nègre, maire cagnois, désormais conseillère municipale d’opposition à Cagnes-sur-Mer est sa suppléante.

Investie, en 2015 par l’UMP pour les Départementales, puis candidate divers-droite, membre LR six ans après pour le scrutin départemental, Josiane Piret avait choisi – pendant l’entre-deux-tours – de se tourner vers le RN.

“Une forme de dérive que je regrette”, avait, commenté à l’époque Éric Ciotti. Vendredi, il n’a pas été en mesure de répondre à nos sollicitations.

“Je suis pour l’union des droites. Je suis dans la mouvance d’Éric Ciotti qui a les mêmes valeurs qu’Éric Zemmour. [Ce dernier] incarne les choses vraies pour la France”, se défend Josiane Piret.

Elle précise: “Cette année, je n’ai pas cotisé pour LR mais pour Reconquête! dès que Zemmour est entré en campagne”.

Le binôme sera, ce samedi matin à partir de 10h30, aux côtés du sénateur, Stéphane Ravier à Cagnes-sur-Mer, au Mercato italiano.

Recherche Google News – Cliquez pour lire l’article original