EN DIRECT - Allocution d'Emmanuel Macron : « il n'y a pas d'ultimatum », affirme Olivia Grégoire - Les Échos

EN DIRECT – Allocution d’Emmanuel Macron : « il n’y a pas d’ultimatum », affirme Olivia Grégoire – Les Échos

Emmanuel Macron s’est adressé aux Français hier soir, après deux jours de consultation des chefs des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Appelant à « la clarté » et à « la responsabilité » des oppositions, le président de la République leur a demandé « de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller » avec la majorité pour avancer sur l’un ou l’autre sujet.

Emmanuel Macron va désormais s’effacer un temps de la scène politique nationale, puisqu’il sera aujourd’hui et demain à Bruxelles pour des rendez-vous européens. Les oppositions ont d’ores et déjà fait savoir qu’il n’était pas question pour elles de « donner un chèque en blanc » à la majorité présidentielle.

>>> Suivez en direct les temps forts politique de ce jeudi 23 juin :

12h10 – Cyrielle Chatelain et Julien Bayou coprésidents du groupe EELV

La députée de l’Isère et le secrétaire général du parti dirigeront le groupe EELV à l’Assemblée, selon TF1.

11h53 – La députée socialise Valérie Rabault intéressée par la présidence de la commission des Finances

« Je ne vais pas vous mentir, oui ça m’intéresse », a déclaré sur Sud Radio l’ancienne présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale à propos de la présidence de la commission des Finances. Au sein de la Nupes, sa candidature pourrait faire concurrence à celle de l’insoumis Eric Coquerel, mais la députée a précisé qu’elle serait « dans un collectif », évoquant l’idée d’une présidence tournante au sein de la Nupes. « C’est-à-dire qu’il peut y avoir une présidence pendant un an à un tel, etc., mais qu’elle reste à gauche ».

« Je m’opposerai de toutes mes forces à ce que la présidence de la commission des Finances revienne à un ou une députée du RN », a-t-elle ajouté.

11h46 – Boris Vallaud élu président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale

Le député de la 3e circonscription des Landes affrontait Guillaume Garot pour le poste, Jérôme Guedj ayant retiré sa candidature. Avec près de 90 % des voix, il succède à Valérie Rabault qui n’était pas candidate à sa réélection. Agé de 46 ans et également porte-parole du PS, Boris Vallaud l’a emporté par 26 voix contre quatre pour son collègue Guillaume Garot.

11h35 – L’Assemblée nationale pourrait à nouveau compter dix groupes parlementaires

Des députés d’Outre-mer, de l’UDI, et des anciens de Libertés et territoires veulent constituer un dixième groupe parlementaire. « Avec le groupe UTiles (Ultramarins, territoires, insularités, liberté, égalité et solidarités) nous serons une force vive de proposition », indiquent-ils dans un communiqué. Sa confirmation doit intervenir dans les prochains jours, la date butoir étant mardi.

11h32 – L’allocution de Macron a réuni 15,5 millions de téléspectateurs

Toutes chaînes confondues, 15,5 millions de téléspectateurs ont suivi la première allocution d’Emmanuel Macron depuis le deuxième tour des élections législatives, selon les chiffres de Médiamétrie. Un chiffre qui correspond à 74 % de part d’audience. A titre de comparaison, plus de 21 millions de téléspectateurs avaient suivi l’allocution du président de la République sur la guerre en Ukraine, le 3 mars après l’invasion russe, pour une part d’audience de 82,6 %.

11h27 – Les députés socialistes élisent le président de leur groupe parlementaire

Les députés socialistes sont actuellement en train de voter pour désigner le député qui présidera leur groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, a annoncé sur Twitter le premier secrétaire du parti, Olivier Faure.

10h51 – Jordan Bardella veut continuer à présider le Rassemblement national

Le Président par intérim du Rassemblement national jusqu’en septembre souhaite conserver ce poste, après la décision de Marine Le Pen de renoncer à « la tête » du parti pour se consacrer à la présidence du groupe RN à l’Assemblée nationale.

« Je proposerai aux adhérents de poursuive le chemin qui a été tracé depuis maintenant un an et qui, je crois, d’après les résultats a plutôt bien fonctionné », a-t-il détaillé sur France Inter, parlant de « continuité ».

10h18 – La députée Rachel Kéké reconnaît avoir partagé d’anciens messages de soutien à Le Pen

Dans un message publié sur Facebook, la députée Nupes-LFI Rachel Kéké a reconnu avoir partagé il y a plusieurs années des messages de soutien à Marine Le Pen ou au régime syrien, mais qui « ne reflètent absolument pas » son « combat politique » d’aujourd’hui.

« J’ai beaucoup appris de mon engagement syndical et de la lutte à l’Ibis Batignolles », ajoute-t-elle. Elle affirme, « en tant qu’élue de La France insoumise et de la Nupes », partager « pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche ».

10h02 – Le Rassemblement national propose Jean-Philippe Tanguy comme président de la commission des Finances

Sur France Inter, Jordan Bardella a annoncé que le Rassemblement national proposait la candidature du député de la Somme Jean-Philippe Tanguy pour présider la très disputée commission des Finances . Ce dernier sera « un très bon lanceur d’alerte et un très bon contrôleur de la politique économique du gouvernement », estime le président du parti. « Nos électeurs ne sont pas des citoyens de seconde zone, et nos députés ne sont pas des députés de seconde zone. Par conséquent nous avons le droit à la présidence de la Commission des finances », a-t-il insisté.

09h41 – « Il n’y a plus de Premier ministre », selon Rachida Dati

Le discours d’Emmanuel Macron ce mercredi aurait dû être prononcé par Elisabeth Borne, qui aurait également dû « mener les rencontres et les négociations » avec les chefs de partis, estime Rachida Dati sur LCI. « Elle-même sait qu’elle est en situation de fragilité parce que sinon, elle se soumettrait à un vote de confiance au Parlement », a ajouté la maire LR du 7e arrondissement de Paris.

08h59 – La majorité présidentielle prête à « discuter » sur le blocage des prix des produits de première nécessité, selon Olivia Grégoire

Sur franceinfo, la porte-parole du gouvernement a affirmé que le gouvernement était « ouvert à discuter sur beaucoup de choses », dont la proposition de la Nupes de bloquer certains prix ou celle du Rassemblement national de baisser la TVA sur l’énergie. « On a notre responsabilité dans le compromis, il faut aussi qu’on en discute dans l’hémicycle », a ajouté Olivia Grégoire.

08h53 – Emmanuel Macron « n’a pas la légitimité pour continuer son projet », affirme François Ruffin (LFI)

« Aujourd’hui, c’est la fin de cette histoire libérale où on parvient à imposer son projet contre la société, il n’y a même plus de majorité à l’Assemblée nationale pour le faire », a estimé sur BFMTV le député Insoumis de la Somme. « La société française ne veut plus du projet où on instaure de la concurrence partout, c’est fini », a expliqué François Ruffin.

08h41 – Allocution d’Emmanuel Macron : « il n’y a pas d’ultimatum », assure Olivia Grégoire

La porte-parole du gouvernement a expliqué sur franceinfo que « le président de la République ne doute pas que les oppositions auront des propositions, des remarques, des critiques, des amplifications, des refus par rapport au projet que nous portons ». Emmanuel Macron est « en attente de savoir qu’elles seront les lignes rouges ou les lignes vertes des oppositions », a précisé Olivia Grégoire. « A son retour du Conseil européen (vendredi soir, ndlr), ce sera le début du chemin, pas la fin. Un ultimatum, on vous donne le moment de la fin, là il a ouvert le début des négociations, on parle de plusieurs jours ou semaines », a-t-elle affirmé.

08h28 – Allocution d’Emmanuel Macron : « à lui de dire quel chemin il est prêt à prendre pour faire un chemin vers les partis d’opposition », estime Jordan Bardella (RN)

Le président par intérim du Rassemblement national a jugé être « un bon signe » la volonté d’Emmanuel Macron de « changer de méthode » mais a regretté qu’il ne veuille pas « changer une virgule de son projet ». « Je ne comprends pas qu’il demande aux oppositions de venir à lui, alors que c’est lui qui a été battu dans les urnes », a ajouté Jordan Bardella.

08h16 – « Emmanuel Macron a organisé le désordre par le dépassement », selon Aurélien Pradié (LR)

Alors qu’Emmanuel Macron a estimé hier dans son allocution que « les Français voulaient toujours plus de dépassement » politique, le secrétaire général des Républicains a répondu que le président « ne comprend rien », car, selon lui, « les Français veulent à nouveau qu’il y ait des convictions politiques dans notre pays ». « Le dépassement politique, quand vous évitez le débat politique sur le fond, vous en venez à n’avoir que les extrêmes qui incarnent quelque chose », a justifié Aurélien Pradié.

08h08 – L’allocution d’Emmanuel Macron est « une forme de crachat au visage du peuple français », affirme Manuel Bompard (LFI)

Le député Insoumis de Marseille a regretté sur RTL qu’Emmanuel Macron n’ait « pas fait une proposition mais posé un ultimatum ». Manuel Bompard a jugé « impossible que nous participions à la mise en oeuvre du programme du président de la République », qui « devrait dire ce qu’il est prêt à changer ».

07h57 – « Le président de la République a inversé les rôles », estime Valérie Rabault (PS)

La présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a jugé sur France Inter qu’Emmanuel Macron « connaît parfaitement » les engagements de la gauche et « il faut qu’il dise s’il est prêt à faire le SMIC à 1.500 euros, à mettre en place une vraie planification écologique, à revaloriser les retraites…». «Il est au pied du mur, ce n’est pas nous : quand on a la responsabilité du destin de la France, on pose des caps très clairs », a ajouté Valérie Rabault, estimant que c’est « lui qui va bloquer la France » s’il « reste sur son projet ».

07h45 – Les Républicains jugeront les propositions de la macronie « au cas par cas », réaffirme Bruno Retailleau

Le président des sénateurs LR a réaffirmé, malgré l’appel d’Emmanuel Macron hier, que la droite n’accepterait pas de coalition avec la majorité présidentielle. « Au Sénat, Emmanuel Macron n’a qu’une vingtaine de sénateurs, donc nous faisons déjà du cas par cas. On sait travailler, notre boussole à nous, c’est l’intérêt supérieur du pays », a justifié Bruno Retailleau.

07h39 – Dépenses publiques : le vice-président de la Commission européenne appelle à « trouver le bon équilibre »

Dans une interview à plusieurs journaux européens dont « Les Echos », le vice-président exécutif de la Commission européenne estime qu’il faut tirer les conséquences du resserrement monétaire en cours et trouver le bon équilibre entre soutien des plus vulnérables, investissement public et contrôle des dépenses courantes. Il juge réaliste sa dernière prévision de croissance pour l’UE en 2022, à 2,7 %.

07h32 – Energies renouvelables : la France doit mettre les bouchées doubles

La France est le seul pays de l’Union européenne à ne pas respecter ses objectifs en matière d’énergies renouvelables. L’Etat doit en finir avec sa politique de « stop-and-go », estime Lucie Robequain.

07h24 – « On a des différences de fond très fortes » avec la majorité présidentielle, affirme Fabien Di Filippo (LR)

Le député Les Républicains de Moselle a regretté qu’Emmanuel Macron « agite cette accusation de blocage » lors de son allocution, quand lui-même, qui s’est qualifié d’« opposant dur », « a voté lors du précédent mandat 15 % des textes ». « Je ne peux pas me rallier par principe », a-t-il affirmé, « on a des différences de fond très fortes ».

07h15 – Le plan de l’Institut Montaigne pour les écoles des quartiers défavorisées

Dans un rapport sur les quartiers pauvres, l’Institut Montaigne recommande d’affecter les enseignants « les plus efficaces » dans les classes « stratégiques ». Et, pour cela, les y attirer par divers dispositifs comme des primes, des aides au logement ou encore l’affectation de leurs enfants dans les établissements scolaires et universitaires de leur choix.

Les temps forts de la journée d’hier :

> Emmanuel Macron appelle les oppositions à « la responsabilité » et « la clarté »

Dans une courte allocution prononcée hier soir à l’Elysée, le chef de l’Etat a demandé aux groupes parlementaires de « dire jusqu’où ils sont prêts à aller ». Peu de temps après la déclaration du chef de l’Etat, les responsables politiques de tous bords ont critiqué son appel à la clarification des groupes parlementaires pour « légiférer différemment ». Si la gauche s’est montrée particulièrement offensive, la droite n’a pas fermé complètement la porte.

> La distribution des postes à l’Assemblée nationale a commencéLa plupart des groupes parlementaires ont choisi leur président hier. Les trois groupes de la majorité ont élu mercredi soir pour candidater à la présidence de l’Assemblée nationale la ministre des Outre-mer, Yaël Braun-Pivet.

> Chrysoula Zacharopoulou accusée de viols

Le parquet de Paris a annoncé hier l’ouverture d’une enquête après avoir enregistré deux plaintes pour viol visant la secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Les faits reprochés auraient été commis dans le cadre de sa profession de gynécologue.

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