Hôpital : La tension ne vient « pas d'un problème de salaires » mais « d'organisation et de fatigue », estime Olivier Véran - 20 Minutes

Hôpital : La tension ne vient « pas d’un problème de salaires » mais « d’organisation et de fatigue », estime Olivier Véran – 20 Minutes

La formule risque d’agacer. D’après Olivier Véran, le manque de soignants, qui entraîne fermetures de lits et de services hospitaliers, ne découle « pas d’un problème de salaires » mais « d’organisation ».

« Beaucoup d’hôpitaux ont un ou des services restreints ou fermés », a reconnu le ministre de la Santé sur RMC et BFMTV, alors que les fermetures ponctuelles se multiplient ces dernières semaines, en particulier dans les services d’urgences, faute de soignants en nombre suffisant.

Un problème « d’organisation » et de « fatigue »

Pourtant « il y a des postes, il y a des budgets, il y a de l’argent, il y a des salaires qui ont été augmentés pour recruter ces soignants », a-t-il assuré, rappelant que le « Ségur de la santé » a « amélioré les conditions de travail » avec des augmentations d’au moins 200 euros par mois, ce qui « n’est pas rien ».

Si ces revalorisations n’ont pas enrayé la crise de l’hôpital, « je ne crois pas que ce soit un problème de salaire », a-t-il déclaré, pointant plutôt « un problème d’organisation, de bureaucratie, de charge administrative ». Il y a aussi « un problème de fatigue » après deux années de « surcharge très importante » due à la pandémie et « il faut aussi laisser passer ce côté post-vague Covid », a-t-il ajouté.

Les déserts médicaux « se sont creusés »

Le Covid-19 continue de peser sur l’activité des hôpitaux, qui accueillent encore plus de 20.000 patients infectés, ce qui accroît les « difficultés à trouver des lits d’aval » pour les malades admis aux urgences. Et en amont « les déserts médicaux se sont creusés dans notre pays » à cause du numerus clausus – supprimé durant le quinquennat – qui a réduit le nombre de praticiens libéraux et entraîné « un report plus important sur les urgences », a-t-il expliqué.

Malgré ce « cumul de tensions », Olivier Véran a assuré que « tous les Français qui doivent accéder à des soins d’urgences [y] accèdent » et que « la qualité et la sécurité des soins sont au rendez-vous », même si « les conditions d’accueil ne sont pas idéales ».

Recherche Google News – Cliquez pour lire l’article original