“La page est tournée” : ce choix de Nicolas Sarkozy que Gérard Larcher “regrette” - Gala

“La page est tournée” : ce choix de Nicolas Sarkozy que Gérard Larcher “regrette” – Gala

La campagne et l’élection présidentielle 2022 a marqué l’éloignement de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de sa famille politique, Les Républicains. Gérard Larcher, membre historique du parti, s’est exprimé sur le sujet dans les colonnes du Parisien, ce mercredi 22 juin.

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Nicolas Sarkozy a choisi son nouveau camp. Depuis l’élection présidentielle, son refus de soutenir Valérie Pécresse, pourtant candidate des Républicains, et ses avances publiques au camp macroniste, l’ex-président semble bel et bien en train de quitter le parti qui l’a propulsé à l’Élysée en 2007. Dans Le Parisien de ce mercredi 22 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, a commenté le choix de son ancien collègue. “Il a fait ainsi le choix de quitter sa famille politique. Je le regrette. La page est tournée”, a-t-il rapidement déclaré, visiblement heurté.

Si ce membre historique des Républicains est resté sobre dans ses mots, la plupart de ses collègues n’y sont pas allés de main morte pour qualifier l’attitude de Nicolas Sarkozy envers les siens. “C’est une grande tristesse. C’est incompréhensible ce qu’il s’est passé”, a ainsi soupiré Jean-François Copé sur RTL, le 16 juin dernier.J’ai honte pour lui devant une telle trahison”, a réagi Brigitte Kuster dans les colonnes du Figaro, lorsqu’elle a appris que l’ex-président avait reçu Astrid Panosyan-Bouvet, sa concurrente depuis victorieuse dans la 4e circonscription parisienne aux législatives.

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Nicolas Sarkozy, Gérard Larcher et la Première ministre Élisabeth Borne, lors de la cérémonie commémorative de l'Appel à la résistance du général Charles de Gaulle du 18 juin 1940, au mémorial du Mont-Valérien, à Suresne, le 18 juin 2022.
© Stephane Lemouton / BestimageNicolas Sarkozy, Gérard Larcher et la Première ministre Élisabeth Borne, lors de la cérémonie commémorative de l’Appel à la résistance du général Charles de Gaulle du 18 juin 1940, au mémorial du Mont-Valérien, à Suresne, le 18 juin 2022.

Après l’échec du camp présidentiel aux législatives, Nicolas Sarkozy fulmine

Mais cela ne semble pas gêné le principal intéressé qui, lors des célébrations du 18 juin au Mont-Valérien, a été photographié en pleine discussion avec les marcheurs du gouvernement d’Emmanuel Macron. Cela ne l’empêche pas de se montrer critique face à la majorité relative de l’actuel chef de l’État à l’issue des élections législatives de ce dimanche 19 juin. Un scénario apparemment anticipé par Nicolas Sarkozy, qui souhaitait voir Les Républicains rejoindre la coalition Ensemble ! pour multiplier les chances d’obtenir la majorité absolue au Parlement.

Emmanuel Macron , Nicolas Sarkozy et Catherine Colonna au mémorial du Mont-Valérien, à Suresne, le 18 juin 2022.
© Stephane Lemouton / BestimageEmmanuel Macron , Nicolas Sarkozy et Catherine Colonna au mémorial du Mont-Valérien, à Suresne, le 18 juin 2022.

Cela ne s’étant pas produit, l’ancien président a fulminé auprès de ses proches, selon les informations du Point publiées ce mardi 21 juin. “S’il avait pris Christine Lagarde [comme Première ministre, ndlr.] comme je lui avais conseillé, cela aurait été différent”, se serait ainsi agacé l’ex-leader des LR. Le mari de Carla Bruni avait également poussé la candidature de Catherine Vautrin, surnommée “Sarkogirl” en raison de son admiration pour l’ex-président. Mais trop controversée à cause de sa prise de position en faveur de la Manif pour tous il y a dix ans, Emmanuel Macron a préféré renforcer la jambe gauche de son pouvoir en nommant Élisabeth Borne, ex-socialiste ayant fait ses preuves aux ministères des Transports et du Travail lors du premier quinquennat.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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