Pour Yannick Jadot, «même si on n'est pas Mélenchoniste, il faut voter pour la NUPES» - Paris Match

Pour Yannick Jadot, «même si on n’est pas Mélenchoniste, il faut voter pour la NUPES» – Paris Match

Invité sur France Info, vendredi 17 juin, le député européen a fait part des ses analyses sur les élections législatives, la visite d’Emmanuel Macron à Kiev en soutien aux Ukrainiens, mais aussi sur les défis écologiques à relever, revenant notamment sur la canicule. Il a aussi appelé à voter NUPES au second tour des législatives.

Yannick Jadot, candidat malheureux à la présidentielle sous l’étiquette EELV, a confié sur France Info, être très inquiet face à la canicule qui frappe le pays en ce moment : « Cela devrait être un argument électoral car ce qui se joue avec le dérèglement climatique, ce sont des conditions mêmes d’existence. » Il a ajouté : « J’espère que les jeunes vont se déplacer. Nos candidates et candidats essayent d’aller vers cette population car ce qui se joue est notre avenir collectif. »

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Pour l’écologiste, « on a un enjeu majeur : l’urgence absolue pour lutter contre le dérèglement climatique, réduire nos émissions de gaz à effet de serre, sortir du carbone. On a pris du retard sur notre adaptation au dérèglement climatique. La sécheresse est une catastrophe. » Il a également déclaré qu’« il faut réduire nos consommations, protéger les uns et les autres. La moitié de notre parc nucléaire est fermé. La centrale la plus récente pour des questions d’érosion par exemple. »

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Alors que l’Italie a demandé à sa population de ne pas sur-utiliser la clim, Yannick Jadot est allé dans ce sens : « Il faut de la clim dans les endroits avec des populations fragiles, mais le plus important, ce sont les bâtiments. Le logement, si on rénove, c’est moins de factures d’énergie l’hiver. C’est le chantier principal. » Le député européen a affirmé que l’« on a un enjeu de pouvoir d’achat ; une nécessité absolue de sortir des véhicules thermiques pour la pollution de l’air et lutter contre le dérèglement climatique. Nos industriels ont la capacité d’innover. Il faut se donner les moyens que les prix des carburants n’explosent pas. »

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« Dans la classe politique française, il y a eu beaucoup trop de complaisance à l’égard de Poutine » dit Yannick Jadot

Il s’est opposé au fait « que de l’argent public subventionne des familles ou des personnes qui roulent en gros SUV » et a poursuivi : « Pour des millions et des millions de Français, il y a une réduction massive du pouvoir d’achat. Quand vous discutez avec eux, c’est à la moitié du mois que l’on commence à compter sérieusement. Il faut un panier de consommation avec des prix bloqués et encadrés »

Yannick Jadot a approuvé le déplacement d’Emmanuel Macron à Kiev : « C’était bien d’y aller, notamment avec Scholz et Draghi car ce sont trois grandes puissances européennes », tout en l’éreintant au passage : « Le problème est que cela soit si tard. On le voit, avec l’accueil mitigé des Ukrainiens vis-à-vis de cette visite. Vous savez combien de dirigeants européens se sont déplacés. » La critique ne s’est pas arrêtée là : « Emmanuel Macron fait cela, y compris pour essayer de purger ses déclarations sur la Russie. Quand, d’après de nombreux juristes, il se passe un génocide en Ukraine, la question est un soutien inconditionnel à l’Ukraine. On attend toujours l’embargo complet sur le gaz et le pétrole. Poutine n’a jamais fait autant d’argent sur nos importations de gaz. »

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Et Mélenchon dans tout cela ? Le député ayant toujours refusé d’intégrer la NUPES : « Dans la classe politique française, il y a eu beaucoup trop de complaisance à l’égard de Poutine. Si je suis là ce matin, c’est pour vous dire que même si on n’est pas Mélenchoniste, il faut voter pour les candidats de cette coalition. » Il a ajouté qu’ « il n’y a pas de bulletin Jean-Luc Mélenchon » et que « ce qui se joue dimanche, c’est est-ce qu’on lutte pour la justice sociale pour changer ce scrutin abominable et dans lequel les gens se perdent. »

Pour Jadot, « il faut se mobiliser et s’organiser. Mélenchon est celui qui porte cette campagne, incontestablement. Je suis parlementariste ; nous défendons l’idée que l’Assemblée Nationale doit être le cœur du pouvoir. L’Assemblée Nationale, ce sont des députés, pas un président de la République bis. » Militant pour la proportionnelle, « une des premières mesures à passer », le député a fracassé les membres du PS qui ont taxé Mélenchon d’anti-républicain, faisant notamment campagne contre ses candidats lors des législatives : « Ceux qui viennent du Parti Socialiste et qui disent que la NUPES n’est pas mieux que l’extrême-droite, c’est choquant. La seule campagne du président de la République et sa majorité est de disqualifier l’adversaire. »

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