Selon Gérard Larcher, le 24 avril, Nicolas Sarkozy et lui ont «mis le même vote» - Paris Match

Selon Gérard Larcher, le 24 avril, Nicolas Sarkozy et lui ont «mis le même vote» – Paris Match

Invité jeudi 12 mai sur France Info, le président du Sénat a livré ses analyses sur la recomposition politique, la stratégie des LR aux législatives mais aussi la condamnation de François Fillon.

Sur France Info, Gérard Larcher a débuté l’entretien en étant interrogé sur le potentiel choix d’une femme à Matignon par Emmanuel Macron : « C’est un choix et une prérogative qui revient au président de la République. Mais le choix et l’orientation politique seront clairement une indication. »

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S’en est suivi une discussion autour des points communs et différences entre la Macronie et les LR. Le président du Sénat a expliqué que la droite a « voté 70% des textes du gouvernement au Sénat, et sur les 30%, c’est une absence de dépenses publiques, de décentralisation aussi. » Il a également ajouté que LR « n’est pas macroniste à 70% mais a un principe : ce qui est bien pour le pays, nous le voterons. »

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Il a aussi rappelé que le parti se battait pour le pouvoir d’achat : « Le sujet du pouvoir d’achat est une question qui se pose pour une part significative de nos compatriotes. L’urgence est de savoir comment se nourrir, se déplacer, se chauffer. Et cette réalité doit être traitée », déclarant qu’« en juillet, un certain nombre de mesures seront présentées devant le Parlement. Il faudra mettre des recettes et des économies. »

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Gérard Larcher ne s’est pas privé de critiquer le bilan d’Emmanuel Macron, « 3,000 milliards de dettes, un déficit de la balance commerciale, une inflation qui dépasse en Eurostats les 5% », mettant en avant que la droite républicaine – LR – n’est pas macroniste : « Il est important dans une démocratie d’avoir une opposition qui soit à la fois claire et positive. Nous pouvons nous rejoindre sur des points mais au premier tour de la présidentielle, près de 70% de nos citoyens votent pour des candidats dits protestataires. Non. Il y a la place pour une droite républicaine, et c’est indispensable pour la démocratie. »

« 60% de nos compatriotes sont représentés par moins de 30 parlementaires »

Vint ensuite une question sur Nicolas Sarkozy et le fait qu’il n’ait pas soutenu publiquement Valérie Pécresse lors de la campagne présidentielle : « Le 24 avril, Nicolas Sarkozy et moi-même avons mis le même vote. J’ai entendu qu’on serait le nouveau pilier de la majorité. Non, je crois que l’on a besoin d’une opposition républicaine, sur des valeurs. »

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Sur ce non-soutien, Gérard Larcher a dit « personnellement regretté qu’il [Sarkozy] n’ait pas soutenu Valérie Pécresse », que son refus de don traduisait le fait qu’ « elle cherchait un autre soutien que celui financier » , mais qu’en sa qualité d’ « ancien président de la République, [il] n’a pas à [le] juger de ce qu’il fait. »

Le président du Sénat s’est également dit pour « le septennat non renouvelable », est prêt à discuter de « l’article 11 sur le référendum » et qu’il a « évolué sur la proportionnelle car quand 60% de nos compatriotes sont représentés par moins de 30 parlementaires, mon ADN gaulliste fait que cela me bouleverse un peu. »

Et l’affaire Fillon ? « Il s’est pourvu en cassation, donc je ne vais pas commenter. Ce qui m’a toujours interrogé c’est la rapidité du jugement. Mais je ne commenterai pas plus. »

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original