Tout sur les quatre fils Aymon, les loups et la chasse - La République du Centre

Tout sur les quatre fils Aymon, les loups et la chasse – La République du Centre

En quatre épisodes – place au troisième aujourd’hui –, voici l’histoire de quelques rues orléanaises situées autrefois dans la troisième enceinte.

Sous Louis XI, au XV e  siècle, la ligne de défense orléanaise s’est prolongée à l’est de la ville. La troisième enceinte s’est ainsi formée.

Elle était délimitée par les rues de la Tour-Neuve et du Bourdon-Blanc côté ouest, des boulevards de la Motte-Sanguin et de Saint-Euverte sur son flanc est, de la Loire au sud, et elle s’infléchissait au nord jusqu’à la rue de la Porte-Saint-Vincent.

Dans cette nouvelle extension, se trouvaient les rues des Quatre-Fils-Aymon, la rue aux Loups et la rue de la Chasse qui racontent une partie de l’histoire de la ville.

La rue des Quatre-Fils-Aymon commence quai du Fort-Alleaume et finit à hauteur des numéros 11 à 13 de la rue de Bourgogne. Du quai, on y accédait, autrefois, par une échelle, qui passait par-dessus les murailles et que l’on enlevait le soir. Après s’être appelée « rue du Paradis » et « rue des Meuniers », elle devint, vers 1700, la rue des Quatre-Fils-Aymon, du nom d’une enseigne de cette rue.

L’histoire de ces fils est une légende chevaleresque qui met en scène le cheval Bayard aux pouvoirs magiques, sauvé par l’enchanteur Maugis. Par la suite, il fit cadeau de l’animal à Charlemagne. Ce dernier l’offrit à son tour aux frères Aymon. Mais, pour venger son neveu blessé par Renaud de Montauban, l’un des fils Aymon, Charlemagne reprit Bayard et le tua.

Aujourd’hui, au n° 5 de la rue, se situe la reproduction de l’enseigne où l’on voit l’intrépide Bayard portant allègrement ses quatre cavaliers, Renaud, Allard, Guichard et Richard, casqués et cuirassés.

La rue aux loups : poussés par la faim…

De la rue de Bourgogne à la rue du Champ-Saint-Euverte, on trouve également, dans cette enceinte, la rue aux Loups. À l’époque, la forêt d’Orléans s’étendait jusqu’à l’abbaye Saint-Euverte : les loups, poussés par la faim lors des hivers rigoureux, pénétraient dans les rues les plus proches des bois.

Étant à proximité de la forêt, cette rue a dû recevoir la visite de ces animaux sauvages.

Dans le même secteur, la rue de la Chasse tient son nom de deux modestes hôtelleries qui s’y étaient établies, « la Petite Chasse » et « la Grande Chasse ». Elles servaient de rendez-vous aux seigneurs qui venaient chasser dans la forêt d’Orléans. Les hôtelliers faisaient de bonnes affaires, car leurs résidents étaient nombreux et ne regardaient pas à la dépense. 

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